Le laugavegur, plus beau trek d’Islande

Islande, terre de glace et de feu. Ile naturelle et sauvage au climat hostile. Volcans, rivières, mer, montagnes, cascades, … l’Islande, terre de tous les contrastes nous a permis de partir à la découverte de contrées à l’état brut autour du célèbre trek du Laugavegur. 

Le parcours

Nous avons relié Landmannalaugar à Skogar, ce qui représente en réalité 2 treks selon les guides, le 1er trek reliant Landmannalaugar à Thorsmörk (55 km) s’intitulant le Laugavegur et le 2ème reliant Porsmörk à Skogar faisant 25km.

Nous avons réalisé le trek du nord vers le sud en démarrant de Landmannalaugar.

Accès à Landmannalaugar

Nous sommes partis de Reykyavik en prenant le car (société Trex) de 7h30 au Campsite. En saison, 2 sociétés de car relient la capitale à Landmannalaugar (autre société Icelandbus) mais nous vous conseillons de réserver votre trajet quelques jours à l’avance. Comptez aux alentours de 70€ le trajet de 4 heures. Le trajet nous a permis de découvrir déjà de très beaux paysages. Les 60 derniers kilomètres se font sur une route de type chemins de terre qui secouent assez bien et offrent une magnifique sur le volcan Hekla.

1ère impressions sur Landmannalaugar

Cela faisait des mois que nous regardions ces paysages colorés dans les reportages et en photos et ca y est nous y sommes. Les montagnes de couleurs ocres et jaunes nous ravissent et nous décidons de rester 2 nuits sur place afin de découvrir la région avant de démarrer le trek. De plus, nous avons envie de profiter un maximum de la source d’eau chaude naturelle se trouvant sur place nous permettant de prendre des bains grandeur nature avec une eau à +-35-40°C.

Nous sommes au cœur d’une région volcanique, au bord d’un champ de lave et à proximité de l’Hekla, un des plus grands volcans  de l’île, un endroit idéal pour déconnecter de la réalité.

Etapes du trek

Jour 1 : Landmannalaugar – Álftavatn (24km)

Après 2 jours passés à randonner et à nous mettre en jambes dans la région nous prenons nos sacs à dos et démarrons. Il y a un peu de monde dont un grand groupe d’une cinquantaine de personnes mais nous démarrons à notre aise après eux histoire de randonner dans le calme. La journée n’est à priori pas très longue… mais on est jamais à l’abri de surprise.

Le chemin commence par traverser un champ de lave vieux de plusieurs centaines d’années et une odeur de souffre nous entoure à certains endroits. Le chemin commence par une montée de +- 2h sans trop de difficultés. Peut-être la difficulté est-elle atténuée par la beauté des paysages qui s’offrent à nous. Nous avons de la chance de parcourir cette partie du trajet sous un beau soleil mettant vraiment en valeur les couleurs ocres des montagnes. Il n’y a pas de mots pour décrire la beauté des paysages et nous ne comptons plus le nombre de « Wahou » sur la journée.

Nous avons également l’occasion de passer à côté de marmites d’eau bouillonnante, quel spectacle !

L’étape du jour nous permettra d’atteindre le point culminant du trek à 1141m en arrivant au refuge d’Hrafntinnusker. Nous pensions planter notre tente au refuge mais le gardien nous signale qu’une tempête est attendue pour la nuit et nous conseiller de continuer jusqu’au refuge suivant car les nuits sont plutôt fraiches (-7 degrés) et nous serions très exposés du vent. Ce n’était pas prévu mais nous préférons miser sur la sécurité et reprenons la route pour 12 nouveaux kilomètres.

Les paysages changent, nous traversons quelques névés et admirons les montagnes enneigées et grottes de glace. Cette étape nous offre tellement de contrastes qu’elle en fait une de nos plus belles journées de trek de toutes nos aventures.

La route descend petit à petit et nous offre des points de vue magnifiques sur les glaciers et le lac. Nous avons même une vue sur le prochain refuge que nous n’attigerons que 2h plus tard après une longue descente de 500m de dénivelé et un passage à gué. Arrivé au refuge, nous sommes partis à la recherche de pierres pour attacher au maximum notre tente comme nos voisins car la tempête s’annonce assez forte. 

Jour 2 : Álftavatn – Hvanngil (4km)

Réveil assez tôt par le vent soufflant à + de 55km/h au pied du lac. Nous passons une grosse partie de la matinée à l’abri dans la tente qui a tendance à plier de plus en plus. Une auberge pourra nous accueillir à partir de midi seulement. Les tentes avoisinantes cassent les unes après les autres. Nous décidons de replier la tente à notre tour et nous refugions dans l’auberge une bonne partie de l’après midi. Ce n’est qu’après 17h que nous décidons de reprendre notre chemin suite à une accalmie de la tempête. Décidément, l’Islande est pleine de surprises. Il est déjà tard, nous décidons de nous arrêter à la petite bergerie située à seulement 4km où nous serons davantage à l’abri en cas de nouvelles averses.

Jour 3 : Hvanngil – Emstur (12km)

Nous n’avons pas vraiment de chance sur cette étape car la pluie nous a accompagné du début à la fin. Peu après notre départ, nous devons franchir un important passage à gué qui nous a bien réveillé avant d’entamer notre longue, très longue traversée du désert. Une étape sans aucun dénivelé sous une pluie battante donnant des allures très grises et très tristes aux montagnes nous entourant. Nous nous sentons assez isolés et un peu découragés sur cette étape.

Nous sommes finalement content d’arriver au refuge où nous décidons de dormir à l’extérieur plutôt qu’en tente pour nous permettre de sécher nos vêtements au coin du feu.

Jour 4 : Emstur – Thorsmork (15km)

Très belle journée sous le soleil nous offrant une magnifique vue sur le glacier du Mýrdalsjökull, quatrième plus grand glacier de l’île. Nous longeons un canyon aux eaux tumultueuses et les paysages s’adoucissent de plus en plus, laissant la place à des paysages beaucoup plus verts et herbacés. Nous profitons pour faire plusieurs pauses dans ces contrées que nous quittons déjà le coeur serré.

Avant de traverser la forêt de Thorsmork qui nous conduira au Camping Volcano Hut, nous avons droit à un dernier passage à gué avec de l’eau arrivant au dessus des genoux histoire de terminer cette journée en beauté.

Jour 5 : Thorsmork – Fimmvörðuháls (12 km)

C’est ressourcé et requinqué que nous entamons cette 2ème partie de notre trek. Journée assez sportive car les montées sont importantes avec un dénivelé de +-900 mètres depuis le camping où nous étions. En réalité, 3 campings se trouvent à Thorsmork. Il est plutôt conseillé aux personnes désirant continuer jusque Skogar de loger dans les campings d’Husadalur et de Basar se trouvant sur le chemin mais nous avions opté pour le Vulcano Hut pour son sauna et son restaurant. Beaucoup de trekkeurs terminent leurs aventures et nous partons seuls vers notre la suite de nos aventures.

Grosse ascension depuis le refuge de Basar jusqu’au volcan Eyjafjallajökull connu pour avoir paralysé une partie du ciel aérien après être entré en éruption en 2010. La traversée du champ de lave est impressionnante, les roches sont encore très friables et d’une couleur rouge foncée.

Journée un peu compliquée pour Aurélie et son vertige. En effet, nous devons traverser un petit passage avec des chaînes environ 2 km avant le volcan et la descente vers le refuge est très raide sur une montagne verglacée. Il s’agira de la seule portion ayant posé quelques soucis sur tout le trek.

Arrivé au refuge, nous installons notre tente mais la gardienne, une adorable petite mamy nous invite à dormir à l’intérieur pour ne pas avoir froid. Nous passerons une nuit inoubliable, réveillé en pleine nuit par un randonneur insomniaque ayant vu une aurore boréale.

Jour 6 : Fimmvörðuháls – Skogar (13 km)

Nous sommes déjà au dernier jour de notre trek et c’est avec beaucoup de nostalgie que nous démarrons. Les 1ères kilomètres nous semblent assez monotones car se font sur un chemin de pierres. Au fil des kilomètres, nous croisons de plus en plus de randonneurs à la journée. Nous longeons un canyon et voyons apparaître les 1ères cascades avant qu’elles ne s’enchaînent jusque la célèbre cascade de Skogar, haute de 62 mètres qui annonce notre arrivée avec la plus grande des fiertés.

Logement

Comme expliqué dans le descriptif de nos étapes, nous avons voyagé avec notre tente. En tente, il faut compter un peu moins de 20€/personne la nuit. En refuge, ce montant grimpe jusqu’à 70€/personne la nuit pour un simple matelas dans un dortoir (parfois posé à même le sol).

Ravitaillement et eau

Nos repas étaient composés comme ceci : avoine le matin, soupe en sachet et pain le midi et enfin repas lyophilisé le soir. Le tout accompagné de barres énergétiques au besoin en journée. Chaque refuge vend également bière, coca, chocolat et beef jerky (du boeuf seché). Il n’y a pas la possibilité d’acheter de quoi se ravitailler d’autres denrées sauf à Landmannalaugar où il y a un bus faisant office de petit magasin.

Attention : pas de ravitaillement eau dans le dernier refuge avant Skogar. Ravitaillement possible mais payant.

Bon à savoir : dans presque tous les refuges, des trekkeurs laissent des denrées (comme du riz, des pâtes, de la confiture,…) et du gaz.

Il est également important à savoir qu’il n’y a pas de salle hors sac dans laquelle vous pouvez vous réchauffer. Il y a toutefois des tables et des bancs à l’abri d’une grande tente à Landmannalaugar et Emstur et une bergerie à Hvangil.

Météo

Nous sommes partis durant la période estivale (du 13 au 27 août) et sincèrement, après tout ce que nous avions pu lire sur le sujet, nous avons été plutôt agréablement surpris par la météo. En effet, sur 14 jours en Islande dont 6 en trek, nous n’avons eu que 2 jours complets de pluie et un climat assez changeant 2 autres jours. Un proverbe dit qu’en Islande, si vous n’êtes pas content du temps il faut attendre 15 min. Pour le coup, le proverbe s’est avéré vrai à 2 reprises mais n’a pas résisté à la tempête.

Retour du trek

Des bus relient Thorsmork et Skogar à Landmannalaugar et à Reykyavik. Personnellement, nous avons poursuivi nos aventures sur les îles Vestmann en partant de Skogar mais ce bus relie également Reykyavik et Hofn (à l’est de l’île). Le bus s’arrête sur le parking devant l’hôtel restaurant avec 1 passage quotidien.

Difficulté du trek

Je pense que la difficulté du trek se trouve plutôt dans l incertitude des conditions météo. En effet, une journée peut se passer sans aucune difficulté par une journée ensoleillée mais peut se révéler compliquée dans des conditions de vent et de pluie qui rendraient les sentiers glissants. Notons sue le trek est tres tres bien balisé et que vous trouverez également assez régulièrement des panneaux indicateurs reprenant les kilomètres. Ce trek ne nous (humblement) pas semblé difficile. Même s il y avait pas mal de dénivelés ils ont été gérés tout comme la grande majorité des descentes (grande appréhension d Aurélie n ayant pas le pied très sûr) et le passage avec les chaînes.

Impressions générales

Ce trek nous a clairement permis de rêver et nous en a mis plein la vue à chaque pas. A travers ses étendues sauvages et désertiques à perte de vue, ce trek mérite bien de figurer parmi les plus beaux du monde. Pour Aurélie, ayant connu quelques galères au cours de l année, ce trek fut clairement une thérapie. On se sent tellement petit et insignifiant face à un volcan, face à cette terre mère brut, face à l immensité… Ce trek nous a permis une fois de plus de nous dépasser, de déconnecter et surtout de nous rapprocher. Ce trek nous a également permis de faire énormément de rencontres, qu’il s agissent des belges, d autrichiens , d américains, d islandais, d allemands, de français, de chinois, d israéliens,… ces rencontres enrichissent à chaque fois nos aventures et nos souvenirs. Ce trek nous l avons vécu à 200% à notre façon, sans courir, en prenant le temps d admirer la beauté du monde que nous avions devant nous et nous en sommes pas répartis les mêmes.

Le Tour des glaciers de la Vanoise

Le Tour des glaciers de la Vanoise est une des plus belles et des plus emblématiques randonnées des Alpes.

Cet itinéraire, au coeur du parc national de la Vanoise (un parc protégé) vous permet de flirter avec des paysages diversifiés extraordinaires, entre alpages et neiges éternelles.

L’itinéraire de base

  • Type d’itinéraire : boucle
  • Durée : 4 à 7 jours
  • Carte IGN : Top 25 – IGN 3534 OT Trois Vallées Modane et une petite partie de l’itinéraire sur Top 25 – IGN 3633 ET Tignes Val d’Isère Haute Maurienne. TopoGuide GR® La Vanoise – Parc national de la Vanoise – FFRandonnée.
  • Distance effectuée  : 73 km,
  • Dénivelé cumulé positif  +- 4500 mètres
  • Hébergement : en refuge dans le parc national de la Vanoise. Bivouac autorisé sur réservation dans les refuges suivants : La Vanoise, l’Arpont, le plan sec, la Dent Parrachée, La Valette et l’Orgère. 
  • Niveau de difficulté : 4/5 en fin juin en période d’enneigement exceptionnel. Pas de difficulté technique mais la neige rend le parcours un peu plus compliqué. Crampons conseillés et bâtons indispensables.
  • Environnement : varié (cirques glaciaires, lacs, cascades, rivières, bouquetins, marmottes, …)
  • Période conseillée : de mi-juin à mi-septembre (risque de présence de névés en juin)
  • Départ : L’itinéraire peut démarrer à partir de Pralognan, Termignon, Aussois, Modane ou le parking des prioux

Notre expérience et nos conseils

Quel parcours avions nous choisi ? 

Nous avions opté pour la réalisation du circuit sur une boucle de 7 jours en démarrant de Pralognan la Vanoise sur base de ce découpage :

Jour 1 : Pralognan – Col de la Vanoise (+1100m) (4h)

Jour 2 : Col de la Vanoise – Refuge de l’Arpont (+450m / – 465m) (6h)

Jour 3 : Refuge de l’Arpont au refuge du Plan sec (+505m / -615m) (7h)

Jour 4 : Refuge du Plan sec à l’Orgère (+265m / -530m) (5h)

Jour 5 : Refuge de l’Orgère au refuge de Peclet Polset (+900m / – 325m) (4h)

Jour 6 : Refuge de Peclet Polset au refuge de La Valette (+875m / – 760m) (5h)

Jour 7 : Refuge de la Valette à Pralognan (+285m / – 1450m)

Jour après jour

Etape 1 : Pralognan – Col de la Vanoise 

Habitués à la Corse, nous pensions que le tour des glaciers de la Vanoise ou le TGV serait plutôt une partie de plaisir et ne serait composé que de faibles montées dans les alpages. Dès la 1ère heure de marche nous en prenons plein la vue mais nous comprenons que nous avons quelque peu sous-estimé la difficulté du parcours. Peut-être est-ce le 1er jour de marche mais nos sacs nous semblent lourds et les montées sont parfois assez raides et semblent interminables. La journée sera riche en dénivelés pour rejoindre le refuge. Nous faisons une belle pause déjeuner aux abord du magnifique lac des vaches et nous passons ensuite nos 1er névés après notre dernière montée.

Avant d’arriver au refuge de la Vanoise, nous passons sur un sentier balcon très enneigé le long du lac long encore gelé d’un bleu phosphorescent et nous avons nos 1ers coups de coeur de l’aventure.

Nous sommes heureux après cette journée d’atteindre le refuge du Col de la Vanoise où nous installons notre tente sur la terrasse en bois. A partir du refuge, nous admirons de jeunes marmottes en train de jouer à quelques mètres de nous et après un peu de repos, nous allons nous promenons non loin de là près du lac des assiettes.

Etape 2 : Refuge du Col de la Vanoise au refuge de l’Arpont

Un 2ème jour de marche qui nous a offert malgré une météo capricieuse en après midi (nous avons eu pas mal de passages nuageux et un peu de pluie) et de magnifiques panoramas notamment sur la vallée de la Femma. Matinée ensoleillée et assez plate jusqu’au blockhaus. Passage assez délicat un peu après. Le sentier balcon étant très enneigé, la plupart des randonneurs escaladent les pierres pour descendre (partie un peu compliquée pour Aurélie). Nous passons ensuite quelques pierriers où nous rencontrons une petite famille de bouquetins qui cheminera un peu avec nous. Le sentier prend alors de l’altitude avant de nous conduire sur les lacs de Lozière. La suite du parcours fut un peu compliquée par le sentier très enneigé que nous suivrons durant plusieurs kilomètres. Un sentier balcon assez étroit nous conduira alors au refuge de l’Arpont après une belle descente.

Etape 3 : Refuge de l’Arpont au refuge du Plan sec

Ce fut une journée assez compliquée pour Aurélie. La journée commence par une longue descente suivie par une belle montée suivie par une descente, une traversée de rivière puis reprend par une montée et alors que l’on pense en avoir terminé pour le moment et bien la montée se poursuit… Les paysages sont un peu différent, nous n’aurons pas de neige sur cette étape très verte. L’arrivée au refuge se fait attendre sur cette étape qui nous semble interminable. Un peu de repos et un bon repas au refuge se terminant par une crème brûlée au génépi nous fait beaucoup de bien.

Etape 4 : Refuge du plan sec au refuge de l’Orgère

La journée commença dans le froid, il a gelé cette nuit et le terrain de bivouac est bien givré. La nuit a malgré tout fait du bien et nous a bien reposé pour repartir de bonne humeur avec le soleil. La randonnée débute par une belle montée jusqu’au refuge de la fournache et le Pont de la Sétéria puis grimpe jusqu’au plateau du mauvais berger où nous retrouvons quelques névés. Le chemin se poursuit par la suite en sentier balcon sur un plat assez agréable en direction du Col du Barbier où nous ferons une pause. Journée assez agréable qui se termine par une longue descente assez raide jusqu’à une forêt de pins avant de remonter vers le refuge de l’Orgère (Il y a toujours des montées avant les refuges sinon c’est pas marrant!!).

Etape 5 : Refuge de l’Orgère – Refuge de Peclet Polset

Il s’agit de la journée la plus belle et la plus impressionnante de l’aventure.

Etape très riche en dénivelé. Le sentier ne fait que monter à partir du refuge jusqu’au lac de la partie. A partir du lac, nous assistons à un panorama exceptionnel sur le vallon et les montagnes qui nous entourent dont le col de Chavière que nous devrons traverser. Nous voyons d’autres randonneurs entamer leur ascension dans la neige aussi petits que des fourmis. Nous nous sentons minuscules et assez pétrifiés face à l’immensité qui se présente devant nous. Un pas à la fois et nous nous armons de courage pour arriver à ce point culminant à 2.796m. L’ascension nous a pris un peu de temps, les bâtons et les crampons nous ont été indispensables mais nous arrivons enfin avec énormément de fierté à notre but. La descente nous prendra également pas mal de temps, le soleil ayant rendu la neige plus molle nous nous enfonçons presque à chaque pas ce qui rend cette fin de journée assez fatiguante.

Etape 6 : changement de plan

Nous devions nous rendre au refuge de La Valette mais une mésaventure durant la nuit nous a forcé a changer nos plans et nous décidons de rester au refuge de Peclet Polset pour cette belle journée ensoleillée, de profiter de la beauté paisible du Lac blanc (gros coup de coeur) et de grimper jusqu’au col du souffre.

Etape 7 : Refuge de Peclet Polset à Pralognan la Vanoise

C’est avec le coeur assez lourd que nous quittons cet endroit et ce refuge qui nous offrait des paysages à couper le souffle. L’étape du jour ne sera composée que de descentes à travers la vallée. Nous faisons une petite pause pour aller chercher du fromage dans la ferme de Ritort à 1h de marche et faisons également une petite pause au refuge du Roc de la pêche. Plus nous descendons et plus les paysages sont verts et nous suivons la rivière qui traverse par la suite Pralognan. Une fois arrivé au parking des prioux, la suite s’effectuera en partie sur la route suite à des travaux réalisés sur un sentier et nous sommes contents de terminer l’étape dont la fin nous semble sans intérêt. A refaire nous ferions de l’autostop à partir du parking des prioux.

Quelle est la difficulté du parcours ?

Vu le niveau d’enneigement assez important fin juin 2021, le parcours ne nous a pas semblé aussi facile que nous l’avions pensé. En passant par l’Office du tourisme de Pralognan, une dame nous avait d’ailleurs déconseillé d’effectuer le parcours. Hormis un passage où nous avons du prendre une alternative avec de l’escalade il n’y a aucun passage compliqué et même en ayant le vertige, Aurélie n’a eu aucun problème.

Les temps de marche prévus sont ils réels ?

Lorsque nous randonnons, nous aimons nous reconnecter à la nature, profiter des panoramas, de l’environnement et prendre de beaux clichés. Nous ne respectons donc strictement jamais les temps annoncés. Le principal pour nous est d’avoir bien profité de notre journée et d’arriver de bonne humeur aux refuges.

Quel est notre horaire type de randonneur ?

5h40 réveil – 6h lever – habillage et préparation du sac. 6h30 petit déjeuner.

Départ : 7h

Arrivée idéale dans les refuges selon nous vers 16h en ayant bien profité de sa journée car il ne sert à rien d’arriver tôt dans les refuges pour tourner en rond …

Repas : 19h

Dodo : 21h30 (au moment de l’extinction des feux)

Refuge ou Bivouac ?

Dans le parc national de la Vanoise, le bivouac est seulement autorisé autour de certains refuges (notamment la Vanoise, l’Arpont, le plan sec, la Dent Parrachée, La Valette et l’Orgère) pour la somme de 5€/personne. Mais nous n’étions pas opposés à toute modification. Au refuge de l’Arpont par exemple, de gros orages étaient prévus et nous avons préféré demander pour dormir en refuge (une très bonne idée d’ailleurs quand on pense que nos compagnons d’aventures étaient trempés au petit matin).

Repas en refuge ou lyophilisés ?

Au départ, nous pensions prendre alterner entre repas en refuge et repas cuisinés nous même. Tous les refuges que nous avons visités disposent d’une salle hors sac avec un coin cuisine mais nous ne voulions pas surcharger nos sacs avec des denrées. Nous pensions avoir comme en Corse la possibilité d’acheter des aliments bruts dans les refuges comme des pâtes, thon et autres mais après quelques recherches nous avons découvert (à raison) que cela n’était pas le cas donc nous avons préféré réserver nos repas dans les refuges.

Pour en général +-20€ votre repas se compose d’un potage, un plat complet (pâtes, taboulé avec de la viande, polenta avec du poulet, croziflette, poulet curry,…), un morceau de fromage, et dessert et dans certains refuges le petit Génépy maison pour clôturer la journée.

Comment est l’ambiance sur le tour ?

Nous avons particulièrement apprécié les rencontres que nous avons pu faire. Il y a une bonne ambiance assez familiale sur le tour et les discussions sur la beauté du tour et la présence des marmottes prennent le dessus sur la performance (ce que nous regrettions un sur le gr20).

Quel budget prévoir sur le tour ?

Sachez que quasi aucun refuge n’accepte les cartes bancaires donc il est indispensable de prévoir de l’argent avec soi.

Nous avons chaque jour mangé dans les refuges (il faut compter +-20€/repas) et commandé tous les jours un panier piquenique pour la journée (+-10€ pour des tartines, un fruit, une compote, un chocolat, une salade ou autre). Le bivouac est à 5€/personne ou il faut compter +-20€/personne/nuit pour une nuit en dortoir). Les douches sont également souvent payantes (entre 2 et 3€ pour 5 min). Le calcul peut facilement se réaliser sur le site des refuges de la vanoise. Un acompte vous est demandé lors de la réservation. Attention il est important de prévoir également de l’argent pour les extras comme le coca ou la bière de fin d’étape.

Pourquoi choisir ce trekking ?

Pour être émerveillé. Pour se sentir vibrer. Pour être au coeur et au plus proche de la nature. Pour se sentir tout petit face à l’immensité d’un glacier. Pour voir de ses yeux un glacier amené à disparaître. Pour se surpasser. Pour faire de merveilleux clichés. Pour voir des marmottes et des bouquetins en vrai. Pour en apprendre sur soi-même. Pour découvrir la croziflette. Pour voir des lacs gelés. Pour voir des milliers de fleurs de montagne…. Chacun aura ses raisons pour entamer ce trek mais le meilleur raison sera parce que c’était une aventure magique.

Quel matériel indispensable ?

Les indispensables : un bon sac à dos, des gourdes ou un poche d’eau permettant d’avoir en permanence 1,5L à 2L d’eau sur soi, un sac de couchage de confort 0 degré, un sac de soie, de la crème Nok pour les pieds, un poncho, une trousse de secours, 2 pantalons-short, polar, tenue decontractée du soir, t-shirts,…

Surtout une bonne paire de bâtons!! Et des petits crampons si on veut se sentir à l’aise sur les névés.

Vidéomontage de notre aventure

Trekking en Corse : de Corte à Porto

En 2019, nous sommes partis ensemble pour un trekking de 10 jours à travers les paysages montagneux de la Corse.

Lors de son GR20 l’an dernier, Jérémy était tombé sous le charme du Lac de Nino et m’avait donné envie de découvrir la région.

Nous avons donc planifié un itinéraire de randonnée de Corte à Porto en mixant quelques étapes du Mare Monti et du GR20 et enfin de terminer par les calanches de Piana et la visite du port de Girolata en terminant par le célèbre sentier des facteurs.

Voici notre carnet de route :

Jour 1 : Charleroi – Bastia – Miomo

Arrivée à Miomo, petite commune de Bastia après 1h30 de vol depuis Charleroi puis une navette de l’aéroport suivie d’un taxi et arrivée chez nos amis corses. Quel plaisir de les retrouver et de se baigner pour la 1ère fois de l’année dans la Méditerranée si chaude et transparente à cet endroit!

Jour 2 : Bastia – Corte – Refuge de la Sega

Arrivée à Corte en train vers 9h du matin. Direction la Citadelle d’où démarrera notre périple. En traversant la ville nous avons franchi la ligne d’arrivée du Trail de la Restonica qui se déroulait en même temps durant lequel des coureurs ont parcouru 110 km à travers les montagnes! Nous avons d’ailleurs pu croiser nombreux de ces athlètes durant ces 2 journées.

Début de la randonnée à 10h du matin sous un soleil de plomb ce qui complexifia fortement nos débuts et allongera notre temps de parcours avec nos sacs à dos (Aurélie : +- 13 kg et Jérémy +- 15 kg).

Arrivée au refuge de la Sega à 20h (soit 10h de marche au lieu de 5h30 en s’arrêtant pour profiter du paysage et pour se baigner dans des bassins d’eau douce). Cette 1ère journée fut très éprouvante moralement et physiquement pour Aurélie pour qui il s’agissait d’une 1ère expérience en montagne. La fatigue et la faim se sont fait sentir à partir de la fin de l’après-midi mais l’envie de continuer et de vivre cette expérience à fond étaient plus importantes.

Accueil sympathique au refuge de la Sega où nous avons installé notre tente et avons pu déguster de la bonne charcuterie corse, un plat de pâtes et du fromage pour une vingtaine d’euros par personne. Sur place, nous rencontrons Yaul, le chien de la bergerie de Vaccaghia qui a fait une petite escapade et qui nous accompagnera une petite partie de la randonnée du lendemain.

Jour 3 : Refuge de la Sega – Bergerie de Vaccaghia

Réveil en douceur après la fatigue de la journée d’hier et après un bon petit déjeuner nous démarrons vers la bergerie de Vaccaghia. Le parcours fut entrecoupé par le passage des traileurs de la Restonica qui ont emprunté une grande partie de l’étape.

Après une heure de marche, nous arrivons à hauteur d’une cascade à laquelle nous n’avons pu résister malgré l’heure matinale (9h) et la fraicheur de l’eau. Quel plaisir ! Quelle expérience inoubliable !

Et une belle ascension nous attend par la suite après laquelle nous arrivons sur un plateau. Nous apprécions la beauté et le calme des lieux, tel un lieu de recueillement.

Nous croisons une vache perdue dans la montagne de temps à autres mais très peu de randonneurs, ce qui rend la journée encore plus magique car nous avons l’impression d’être seuls au monde.

Nous arriverons aux portes du refuge de Vaccaghia vers 14h30 (départ de la journée à 8h) et dégusterons un bon fromage de chèvre accompagné de pain.

Nous avons particulièrement apprécié cet endroit, isolé du reste du monde où le temps semble s’être arrêté. Les chèvres qui se promènent librement, la source d’eau en contrebas, l’absence de commodités, la vue sur l’autre versant de la montagne et les vaches et chevaux sauvages font de ce lieu un endroit hors du commun et hors du temps. Nous y dégusterons un bon repas en soirée accompagné de champagne et de liqueur de myrte offerts.

Bref nous avons eu un gros coup de coeur pour ce lieu.

Non loin de là, en prenant la direction du Lac de Nino, nous avons pu nous baigner sur les rives du Tavignano dans une eau limpide et délicieuse pour nous reposer de la journée.

Jour 4: Bergerie de Vaccaghia- Lac de Nino- Col de Verghio

Départ matinal de Vaccaghia après avoir acheté un petit fromage pour notre pique-nique de midi.

Il nous faudra environ 2h de marche pour rejoindre le début des Pozzis et le Lac de Nino. Nous avons particulièrement aimé l’endroit et la présence des chevaux sauvages sur la vastre vallée verte. Quel endroit merveilleux.

Après nous être posé le long du Lac afin de profiter de l’instant nous grimpons vers Bocca a Reta à 1883m qui sera mon plus haut sommet de l’année 2019. Je ne savais pas à quoi m’attendre mais la montagne m’a vite fait comprendre qu’il fallait l’apprivoiser patiemment, en profiter et la mériter. Et arrivée au sommet, une explosion de joie et de fierté s’est emparée de moi. I did it!

Direction le Col de Verghio en passant par le Col Saint Pierre. Nous quittons donc les sommets pour redescendre petit à petit en altitude et le Castello di Verghio où nous passerons une bonne nuit de repos.

Jour 5 : Col de Verghio – Evisa

Nous redescendons fortement dans la vallée pour atteindre Evisa à 850m d’altitude en soirée.

Sur le chemin, nous sommes passés par la Forêt d’Aitone et n’avons pu résister à nous baignons dans la piscine naturelle d’Aitone.

A Evisa, nous avons dormi au camping Acciola situé au pied d’une Châtaigneraie. Petit camping pas cher et très propre! Nombreux emplacements et pas de réservation nécessaire.

Jour 6 : Evisa – Ota

En partant d’Evisa, une jolie balade dans une châtaigneraie nous conduit vers les célèbres gorges de la Spelunca. Attention que facilement accessible, elles sont également très fréquentées. Nous passons également à proximité du Pont Genois de Zaglia.

Après un peu de baignade, direction le village d’Ota où notre aventure montagnarde s’achève pour laisser place à un peu de tourisme du côté de Porto, les calanques de Piana et le village de Girolata. La suite prochainement 🙂